L’Amour : géopolitique des extrêmes
Intéressante et instructive digression politique et historique autour de la région du fleuve Amour, à la frontière de la Chine et de la Russie, publiée par le site DDT21 à propos d’un récit de voyage de Colin Thubron (« The Amur. Between Russia & China », 2021).
« Né en Mongolie et long de 4 300 km, l’Amour traverse les confins orientaux de la Russie, longe la frontière chinoise sur plus de 1 500 km, remonte vers la nord et atteint le Pacifique où il se jette dans la mer d’Okhotsk face à l’île de Sakhaline. L’origine du nom Amour est obscure : peut-être vient-il d’un terme indigène signifiant « Grande Rivière » ou « Douceur de Paix ». D’autres disent « Boueux ». En mandchou, il s’agit d’un « Fleuve Noir ». Destination touristique, très prisé des Russes en voyage de noces, le cours de l’Amour, par ses paysages et peut-être aussi grâce à son nom, passe pour un des lieux les plus romantiques du monde. Mais pas tous les jours si l’on en croit l’Anglais Colin Thubron qui, de l’été 2018 et au printemps 2019, à près de 80 ans, l’a descendu de la source à l’embouchure…»
On croise au long de cette lecture, entre autre, Gengis Khan, Bakounine, Kim Il-sung, Pu Yi (le dernier empereur de Chine), mais aussi une certaine « République de Zheltuga » (expérience d’auto-organisation démocratico-autoritaire), le Birobidjan (illusoire Région autonome juive de Russie), le Mandchoukouo (État fantoche mis en place par le Japon impérial), pour en arriver aux enjeux et tensions géopolitiques actuelles et aux appétits du capitalisme chinois en ce début de 21e siècle.
Lire sur DDT21 : https://ddt21.noblogs.org/?page_id=3529
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