Nouvelle méthode, même problème: l’inégalité dans le logement.
Le gouvernement du Québec a annoncé en décembre dernier qu’à partir du 1er janvier 2026, la méthode de calcul pour fixer les hausses de loyer changerait, avec l’objectif d’un outil « plus clair, plus simple et mieux défini ».
On nous promet donc une nouvelle façon de calculer les hausses de loyer, « plus simple » et « plus prévisible ».
J’aime la simplicité autant que n’importe qui… sauf quand ça devient une façon polie de dire: « tu vas comprendre plus vite pourquoi tu paies plus cher ».
Une méthode plus simple, c’est bien… mais la justice sociale ne se mesure pas en « facilité d’utilisation ».
Le vrai problème du logement au Québec, ce n’est pas que le calcul était trop compliqué.
C’est que le rapport de force est inégal.
Quand tu as peur de perdre ton logement, tu négocies rarement « d’égal à égal », même avec le plus beau calculateur du monde.
Alors oui, une méthode plus prévisible peut aider:
à réduire les chicanes basées sur des chiffres incompréhensibles;
à donner des repères aux deux parties;
à rendre les démarches moins opaques.
Mais elle peut aussi avoir un effet pervers: normaliser des hausses dans un contexte où, pour bien du monde, « une hausse, même raisonnable » reste… une hausse de trop.
Si cette réforme rend le système plus « fluide » sans s’attaquer à l’accessibilité (revenus, pénurie, évictions, logements hors de prix), on ne règle aucun problème, encore une fois.
Et vous, chers lecteurs et chères lectrices, si la méthode est plus simple… est-ce que vous croyez qu’elle rend aussi le système plus équitable, ou qu’elle rend juste plus facile d’accepter l’inacceptable?
Simon (https://gauche.quebec)
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