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Houle à piano – Pierre THIRY – 2025 – Autoédition

Quatrième de couverture

L’acrostiche est athlétique, il remplit le néant de ses assouplissements. Il crée une grâce, une audace. Et l’audace y raffine un grésil de roman. C’est fini l’heure illustre où la légende oblongue isolait le lecteur du drame. Aujourd’hui le gong fuse à sa place en bruits d’absurdes impromptus, car un moderne est quelqu’un qui a presque tout lu. Soignons nos acrostiches jusqu’aux valses voulues, dans leur houle à piano. Elles ouvrent leurs tempos jusqu’aux flottements d’écarts. Quand l’artiste y diffuse un battement de coeur, l’art touffu, rêveur, bondit chic sous les regards du boeuf (ce groupe de jazz improvisé d’amateurs qui improvisent esthètes). Ta lecture improvise aussi en puisant dans le livre ton propre poème à déclic. Ce recueil est constitué de quarante-huit acrostiches. De la forme naît le poème.

Mon Avis

 Je connais l’auteur et son goût pour les acrostiches. Ils les adorent. Moi aussi. C’est un jeu, un bonheur, de lire les premières lettres de chaque quatrain et de terminer ce dernier par un nouvel acrostiche à l’envers. L’auteur démontre, en douceur, une facilité d’écrire qui est plus que difficile et dont la simplicité des mots est un long travail. Je les scande, alexandrins ou non. Lire un mot dans chaque strophe et découvrir les vers qui les accompagnent, est un régal. Pierre Thiry a l’habitude de nous emporter sur les ailes et la musique de ses mots. Cela a l’air facile, mais ne l’est point. Même si le poète « s’enchevêtre un peu, et rêve au sens de son chant« . L’acrostiche est un spectacle qui « offre un masque plein d’allure« .  

De l’écriture à l’art. L’écriture n’est-elle pas un art à sa manière? Elle permet de modeler les mots. Des mots qui créent des vers. Des vers qui deviennent poésie. Une œuvre. Une poésie qui se déclame et s’acclame, se saccade en rimes multiples. Rien à voir avec le septième art. Une poésie parfois bohème car « […] que voulez-vous le public aime l’action« . Les acrostiches m’amusent, me régalent. Faire de chaque initiale un titre, le début d’une strophe. Surtout quand chaque fin de vers devient un mot. Quelle audace! Mais la beauté, l’élégance des mots, nous emprisonne dans leur monde. Nous accompagnent de leur musique, parfois désuète, mais toujours envoûtante. Les biacrostiches nous déroutent par leur puzzle vertical.

Le poète pense « écrit en railleur pour mieux sourire à la trace« . Si réel. C’est un troubadour, tels les artistes d’antan. Ces vers sont sa musique. L’auteur débute chaque partie par une acrostiche ou une biacrostiche. Cette dernière résume le chapitre suivant, tout en faisant le lien avec le précédent. L’auteur nous démontre que la poésie est musique, et la musique est poésie. La musicalité des mots et des rimes. Cela « nuance par le tact cette brève évidence« . C’est si joliment dit. Ce qui n’empêche pas l’auteur, au passage, d’égratigner le pseudo intellectuel qui « |…] est quelqu’un qui a presque tout lu/Tout au moins le croit-il, s’imaginant illustre« . Un beau pied de nez à l’homme moderne. L’auteur joue avec les mots (« un mort sot de romance »). Très subtil. Ce qui rend les poèmes piquants, appétissant. Alors, régalez vous d' »un monde ouvert aux rêveurs« .

 

 

9782322598731    Autoédition    68 p.    10€

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2025-04-11

La musicalité
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« La musique sans le souffle n'est plus la musique, la musique sans l'élan n'est plus la musique et un pianiste sans la phrase n'est pas un pianiste. »
– Alain Lefèvre, dans Georges Nicholson, Alain Lefèvre, Druide, 2012, p. 329

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