Déclaration du Conseil démocratique syrien (CDS) concernant le siège continu de #Kobanê :
« Depuis plus de trois semaines, la ville de Kobanê est soumise à un siège suffocant qui cible plus d'un demi-million de personnes, y compris des réfugiés internes originaires d'Afrin, de Sheikh Maqsoud, d'Achrafieh, de Tabqa et de Raqqa.
La poursuite de ce blocus représente un danger extrême pour la vie des civils, en particulier des enfants, des malades et des personnes les plus démunies, en raison du manque de nourriture, de lait infantile et de médicaments essentiels, alors que les centres de santé épuisent leurs dernières réserves. La plupart des commerces ont fermé après l’épuisement de leurs stocks, et la vie quotidienne est devenue une lutte pour la survie, dans une situation qui constitue, selon tous les critères, un crime de guerre et une punition collective.
Kobané, qui fut un symbole mondial de la résistance contre le terrorisme, et dont la bataille de libération marqua le début de la fin de l’organisation Daech, est aujourd’hui punie pour avoir défendu l’humanité tout entière. Transformer la ville en instrument de pression politique contre les Forces démocratiques syriennes est un acte de représailles dangereux, visant la volonté d’un peuple qui s’est tenu en première ligne pour défendre le monde face au terrorisme.
Le Conseil démocratique syrien, tout en exprimant sa condamnation absolue du siège imposé à Kobané, qu’il considère comme un crime contre l’humanité et une violation flagrante du droit international humanitaire et de toutes les conventions protégeant les civils en temps de conflit, tient les parties responsables du siège juridiquement et moralement responsables de chaque victime tombée à cause de la faim, de la maladie ou du manque de médicaments.
Il affirme son rejet total de l’utilisation des civils et de leurs moyens de subsistance comme outil de chantage politique ou militaire, sous quelque prétexte que ce soit.
Le Conseil appelle l’autorité provisoire de Damas à assumer ses responsabilités souveraines et juridiques envers ses citoyens, à ouvrir immédiatement tous les points de passage pour l’entrée de la nourriture, des médicaments et du carburant, et à mettre fin à toute mesure contribuant à l’asphyxie de la ville. L’unité de la Syrie ne se construit pas par la famine de ses enfants, mais par la préservation de leur dignité et de leurs droits.
Le Conseil appelle également toutes les forces nationales et démocratiques syriennes à ne pas rester silencieuses face au crime commis à Kobané, un crime qui fait honte à l’humanité, et à adopter une position nationale unifiée rejetant le siège et plaçant la dignité humaine au-dessus de tout calcul étroit.
Il demande en outre à la Coalition internationale contre Daech d’assumer son rôle dans le maintien de la sécurité en intervenant de toute urgence pour lever le siège et empêcher l’effondrement de la situation humanitaire, qui menace de compromettre tous les acquis de la stabilité au nord et à l’est de la Syrie.
Enfin, le Conseil lance un appel à l’Organisation des Nations unies, au Conseil de sécurité et aux organisations humanitaires internationales, les exhortant à envoyer immédiatement des commissions d’enquête, à ouvrir des couloirs humanitaires d’urgence, et à inscrire ce qui se passe dans le cadre des crimes nécessitant une responsabilité internationale, sans se limiter à de simples déclarations.
Aujourd’hui, Kobané interpelle la conscience du monde. La ville qui a choisi la vie ne doit pas être abandonnée à une mort lente.
La dignité des habitants de Kobané n’est pas négociable. La détermination d’un peuple qui a vaincu Daech ne sera pas brisée par le siège et la famine. »
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